BMW R 1200 RT 2017

BMW R 1200 RT 2017 Essai et comparatif avec les modèles précédents

Après avoir parcouru plus de 350 000 km sur plusieurs BMW R 1200 RT, je livre mon avis sur le modèle 2017 de cette grande voyageuse et en profite pour le comparer à la précédente génération à refroidissement air/huile.

La R 1200 RT, je la connais bien… C’est sans doute la meilleure routière actuelle sur le marché. Avec elle, j’ai vu du Pays.. Norvège, Highlands, Irlande, Danemark, SuèdePays de GallesItalie… Fiable, sécurisante en toutes circonstances, très confortable, elle n’est pourtant pas exempte de défauts. Curieusement, de ce que j’ai pu lire dans la presse spécialisée, si nous sommes globalement d’accord sur les évidentes qualités de cette moto, je ne trouve rien sur ce que je peux avoir à lui reprocher.

 

 

BMW R 1200 RT 

La BMW R 1200 RT c’est ma « moto raison », pour la passion, j’ai mes deux prototypes trial et trail sur base Yamaha 500 XT et 650 XS :  525XTY et 700XTY

Esthétique, finition, aspects pratique et ergonomie

Une 1200 GT avec sacoches et top case, c’est massif, très massif…
Je trouve que l’habillage noir et blanc (ou inversement) à défaut d’être discret est celui qui allège et met le plus en valeur les lignes de la moto.
Coté finition, on est très clairement dans le haut de gamme, les matériaux sont de qualité, y compris les plastiques omniprésents dans l’habillage. Toutefois, sur les modèles avant 2015 (refroidissement à air) de nombreuses pièces étaient en magnésium, (roues, caches culbuteurs)… Sur les dernières générations, envolé me magnésium, l’aluminium l’a remplacé… Mois cher mais aussi moins léger… Cela doit expliquer en partie les 15 Kg supplémentaire des derniers modèles. Heureusement un gros travail à été fait sur la répartition des masses et cet embonpoint n’est pas perceptible à la conduite.

Protection et confort : le grand jeu
Sur ce point, la longue expérience BMW en matière de GT joue à plein. Le carénage et la bulle offrent une excellente protection, c’est très appréciable au quotidien mais aussi sur les longues distances. Tant qu’elle est modérée et à condition de rouler au moins à 90km/h la pluie ne vous mouille quasiment pas. C’est un plus considérable en matière de confort.

La position de conduite « Sénatoriale » que l’on avait sur l’ancienne RT est globalement conservée, je mesure 1,80m et pour ne pas avoir les jambes trop repliées j’ai positionné la selle en position haute. A l’usage, la position de conduite est parfaite.

Key less Ride : Oubliez vos clés !
C’est une évidente réussite. Ne plus avoir à sortir et actionner ses clefs pour démarrer éteindre, mettre le neiman, ouvrir ou verrouiller sacoches, vide poche et top case… C’est vraiment pratique. La clé dans une poche de la veste est automatiquement détectée et se fait totalement oublier…

Tableau de bord
Ultra complet, la lisibilité est parfaite quelles que soient les conditions de luminosité. En revanche coté ergonomie, c’est plus discutable… BMW a t’il fait appel aux concepteurs des premiers tableaux de bord de Citroën BX ? Le coté asymétrique de la planche de bord et la disposition de certains voyant me gêne assez. Pourquoi par exemple le voyant gauche de clignotant est quasiment au centre de la planche de bord (dans l’axe de la moto) alors que le droit est en toute logique à l’extrémité droite du tableau de bord ? 
Et puis, il y a mon voyant préféré… celui du feu de jour. En plein jour, ce voyant s’allume quand le code est éteint (Et inversement)…
Mis à part ces pitreries d’ordre ergonomique, le tableau de bord est ultra complet et sa la lisibilité toujours parfaite.

Éclairage : Sacrifié sur l’hôtel des apparences
Bien que très sophistiqué, il y a vraiment à redire sur l’éclairage de cette RT. Quand on voit la masse représentée par les 3 phares, on se dit que ça doit éclairer un max. Et bien non… Enfin oui et non… 
Sur l’ancienne RT 1200, les 3 phares comprenaient de 2 codes et un feu de route. C’était idéal car la nuit, sauf à habiter la pampa, on roule bien plus souvent en code qu’en feu de route. Les 2 codes avec leur large et puissant faisceau éclairaient parfaitement bien, et lorsque l’on mettait le feu de route en plus, on y voyait très loin devant. Seul inconvénient sur cette « ancienne » RT, elle cramait des ampoules de code tous les 10 000km. Heureusement qu’il y en avait 2…
Et bien sur la nouvelle RT (depuis 2015) sont apparus les feux de jour à led. Très bien, plutôt joli, ça ne pompe pas sur la batterie et attire moins les insectes dans la journée.
C’est la nuit venue que ça se gâte… Il n’y a plus qu’un seul code, flanqué au milieu, entre les 2 feux de route. Et forcement, en code, ça éclaire moins bien… Pourquoi diable n’ont t’il pas conservé 2 codes ? Sans doute à cause du look pour laisser visible les leds qui encerclent les feux de route. En tout cas à l’usage, c’est une régression par rapport au modèle précédent. Et quand l’unique ampoule  de code claque… (3 fois en 68 000km avec ma RT 2015) et bien on est dans le noir…

Frein à main (Ou aide démarrage en côte)
Cette fonction m’a été vendu comme une aide au démarrage en cote, elle faisait partie du pack « machin chose ». Dans la pratique quand la moto est à l’arrêt, une pression très appuyée sur le levier de frein avant a pour conséquence de bloquer le frein arrière. Un voyant spécifique s’allume alors au tableau de bord. Pour débloquer le frein il suffit d’exercer à nouveau une forte pression sur le frein av ou de forcer le démarrage (le couple moteur libère alors le frein). Jamais je ne m’en suis servi en aide au démarrage en cote, en revanche c’est très pratique lorsque l’on s’arrête et que l’on à besoin de lire une carte, regarder son téléphone ou tout autre chose qui est plus aisé quand la moto ne risque pas de bouger. C’est un élément de confort appréciable.

Modes de conduite & poignée de gaz
Les modèles « liquides » (depuis 2015) sont proposés en option avec 3 modes de pilotage (Rain – Normal – Sport)

Rain : Je n’utilise ce mode que lorsque les conditions d’adhérence sont limites, quand je me fait surprendre par de la neige ou pire du verglas. C’est alors rassurant d’avoir une commande des gaz bien moins vive et surtout une assistance anti patinage et un ABS qui se déclenchent très promptement. En mode Rain, les suspensions s’assouplissent beaucoup, c’est un plus.

Normal : Le mode que j’utilise principalement.

Sport : Je ne l’aime pas bien celui là, non pas qu’il ne m’arrive pas de rouler « sport » mais une fois activé, la poignée de gaz se prend une demultiplication très courte (façon gros tirage rapide) c’est donc moins facile à doser. L’échappement devient plus bruyant façon « je me la pête »  (ils doivent jouer sur la valve dans le silencieux). Mais surtout ce qui m’ennui le plus c’est que l’assistance anti-patinage et l’ABS sont moins sensibles qu’en mode « Normal ».
Sur une route droite, cela ne change pas grand chose (Rouler « sport » sur une route droite ne m’intéresse pas) en revanche en montagne, là ou on ne sais jamais trop ce que l’on va trouver à la sortie du virage, si du gravier ou autre cochonerie va subitement faire son apparition sur la route, je suis bien content de savoir qu’une assistance peut me donner un coup de main.

La poignée de gaz à commande électrique (donc sans câble) ne me faisait pas rêver, mais je dois admettre qu’à l’usage elle est parfaite, je craignait qu’il soit génant de ne pas avoir le moindre jeu à l’ouverture des gaz, mais il n’en est rien. Seul petit bemol, quand il fait très chaud, 35° ou plus… la poignée a tendance à légèrement accrocher, c’est plutôt désagréable mais pas dangereux. 

Bagagerie et rangement : La moto break
Un vaste top case et deux grandes sacoches très bien conçues et parfaitement intégrées à la moto permettent d’embarquer tout ce qui est nécessaire même pour un long voyage à deux. Je regrette juste que le vide poche avant gauche soit ridiculement petit, et que l’espace laissé vide par la radio que je n’ai pas voulu n’ai pas laissé la place à un second vide poche. Regret également pour la sacoche de réservoir, l’ancienne RT avait d’origine un porte sacoche parfaitement intégré et très bien fichu sur le réservoir. Plus rien malheureusement sur ce modèle. J’ai donc du faire appel à l’ingénieux système Givi avec lequel le bouchon de réservoir permet de fixer un accessoire assez discret permettant d’y fixer les différentes sacoches proposées par la marque Givi.


BMW R1200 RT 2017

Partie cycle : L’excellence

Sur ce point, on est vraiment dans l’excellence. Quel que soit le type de conduite, Quel que soit la vitesse à laquelle on roule, le châssis et les suspensions font merveille. La moto est parfaitement équilibrée, les longs trajets autoroutiers sont avalés en toute décontraction et sans fatigue. Sur route sinueuse seul ou à deux, c’est carnaval ! La moto est facile, saine, vive, prévisible. les suspensions travaillent à merveille. A très vive allure sur petites routes sinueuses, le télélever limite très fortement les changements d’assiettes et ajoute une couche à la sérénité qui règne à son guidon. Dans les grandes courbes la moto se place au millimètre sur la trajectoire. C’est un vrai plaisir.

Maniabilité et tenue de route
L’ancienne RT (à air) était parfaitement équilibré, les manoeuvres étaient aisé (proportionnellement à sa taille) et la tenue de route était saine et rassurante en toutes circonstances. Ma crainte était grande de devoir subir les 15 kg supplémentaire de la RT liquide. Et bien non, sur ce point je dois avouer que les ingénieurs et les ordinateurs ont fait du très bon boulot, la nouvelle moto semble même plus facile à manoeuvrer (Meilleure répartition des masses) et la tenue de toute est toujours irréprochable. Gaffe tout de même à l’arrêt à ne pas se faire « embarquer » lors des manoeuvres car une fois qu’elle à commencé à prendre du gîte, il est bien difficile de la rattraper (Histoire vécue lors d’une manoeuvre très hasardeuse sur un chemin étroit et escarpé). Par chance en cas de chute à l’arrêt sur un terrain meuble, aucun dégât à constater après relevage de la bête.

Freinage : Parfait en toutes circonstances
Puissance, feeling, endurance, tout y est. Quel que soit le type de conduite et la vitesse, le freinage est toujours top. Cerise sur le gâteau, le train avant et son paralever ne font qu’ajouter à ce sentiment de sérénité et de sécurité. Je me souvient d’avoir roulé vraiment très très vite sur environ 30km d’une petite route de montagne en Norvège, bien que très fortement sollicités à l’entrée de chaque virages, les freins n’ont jamais donné le moindre signe de faiblesse. Pourtant juste après m’être arrêté, je peux vous assurer que les disques poussaient la chansonnette…  Concerto en clic clic clic majeur…  Contraste saisissant avec un souvenir lointain de ma 1000 Varadero sur laquelle le frein arrière lâchait carrément l’affaire après quelques minutes en conduite « velue » ou j’avais fini d’usiner les reposes pieds sur des petites route en Corse… Depuis le modèle 2015, nous avons droit à des étrier à montage radial. A la conduite je ne note aucun progrès par rapport à l’ancienne 1200RT qui était déjà parfaite sur ce point.

Pneus
Avec plus de 300 000km parcourus, des pneus, j’en ai usé quelques un… Bien que je n’ai jamais eu de « mauvais pneu », sur cette moto, mes préférés sont indiscutablement les Michelin Pilot Road 4. Leur plus grande qualité à mes yeux est d’être toujours prévisibles. Ce n’est pas le cas des Metzeler première monte que j’ai sur ma nouvelle RT, ces derniers semblent rendre la moto plus vive, mais contrairement aux pilot Road, ils m’ont déjà surpris à 2 reprises par des décrochages intempestifs sous la pluie sur autoroute (au passage bande blanche en changeant de file). l’antipatinage de la moto à fait immédiatement son boulot, donc pas de danger, mais du coup, je suis sur mes gardes avec ces pneus. De plus je trouve les Michelin Pilot Road plus « confortables » Les Metzeler retransmettent dans le guidon toutes les imperfections de la route,  au point que je pourrais presque compter les pauvres fourmis écrasées, psychologiquement, c’est assez éprouvant…  Concernant la longévité, je fais environ 18 000Km avec les Michelin, sachant que passé 15 000km comme tous pneus proche de la limite d’usure, ils rendent la moto pataude et indécise sur les changements d’angle.
Attention à ne pas rouler sous gonflé, avec seulement quelques centaines de grammes en moins que les valeurs préconisées, la moto se transforme très vite en grosse nigaude imprécise. 2,9kg à l’avant et 3,1 à l’arrière sont les valeurs qui vont très bien avec les Michelin Pilot Road.


 

BMW R 1200 RT

Agrément (et désagréments) moteur : T’as pas entendu comme un bruit ?

L’ancienne R 1200 RT à air se comportait comme un gros flat twin, pas mal d’inertie, un moteur très « rond », coupleux, puissant, mais jamais brutal et plutôt très souple pour un bicylindre, des montées en régime franches et régulières, et un ralenti parfaitement stable avec un ronronnement « paisible et rassurant » façon gros chat.

Et bien tout a changé ! Certe on est toujours avec un bicylindre de 1200cc, mais le nouveau moteur « semi-liquide »  beaucoup plus vif que l’ancien à sacrifié son agrément et sa rondeur, beaucoup moins d’inertie au point que l’on se demande souvent si on a bien affaire à un bicylindre. C’est bien dommage… Mais pour moi, la ou ce nouveau moteur est surtout décevant, c’est par les bruits mécaniques qu’il émet à chaud au ralenti et à très basse vitesse. Carton rouge à BMW sur ce point !

Mise en route
Démarrage sans soucis par tous les temps. petit regret toutefois par rapport à l’ancienne RT (Modèle à air) ou à chaque mise en route on pouvait imaginer un cycliste en danseuse sur son vélo, produisant un effort intense et régulier pour gravir une cote bien raide. Sur les dernières RT (Version liquide), le démarreur aux standards japonais tourne à tout berzingue et évoque davantage le bruit d’un mixer.

Au ralenti (moteur chaud)
A froid, tout va bien, mais ça ne dure malheureusement pas longtemps, c’est quand le moteur est chaud que les choses se gâtent… Je n’irai pas jusqu’à dire que ce moteur ne tourne comme une patate, mais on en est pas très loin…
Au ralenti et à très basse vitesse, de trop nombreux bruits mécanique viennent gâcher la fête. La distribution et l’embrayage se font largement entendre, raclements cognements, claquements ; rien ne manque… C’est franchement très désagréable. Facteur aggravant, ces bruits sont amplifiées en remontant le long de la colonne de direction par l’intérieur du carénage, le pilote de la moto en profite donc pleinement…

C’est ma seconde RT 1200 liquide, la première (modèle 2015) était atrocement bruyante coté distribution, la nouvelle (modèle 2017) l’est un peu moins, mais cela reste extremement désagréable. J’avoue ne pas comprendre comment une marque comme BMW si soucieuse de la qualité peut avoir à ce point négligé ces nuisances sonores. On sent très bien sur cette moto que de très nombreux détails ont fait l’objet d’une grande attention de la part des ingénieurs. Ma là, j’ai vraiment le sentiment que ce point à été totalement négligé, bâclé ! C’est vraiment regrettable car même si cela ne touche en rien à la sécurité et la fiabilité du moteur, ces nombreux bruits indésirables aurait pu facilement être supprimés si ingénieurs et acousticiens de la marque s’étaient penchés sur le problème. J’ai longuement parlé de ce désagrément à mon concessionnaire (Bobillot Motors à Paris). Leur chef d’atelier attentif à mes suppliques n’a pu que constater et admettre le problème sans pour autant pouvoir y remédier. Il me dit que c’est directement lié à la conception de ce nouveau moteur qui est mécaniquement bien plus bruyant que l’ancien flat (1200cc air). Il a malheureusement sans doute raison. J’insiste sur le fait que dans mon cas, ces bruits parasites n’ont en rien affecté la fiabilité du moteur (68 000Km effectuées avec ma première RT « liquide » souffrant de ces maux).

En ville
La ville n’est définitivement pas son truc, la RT est une voyageuse. Pour autant, malgré son volume imposant, la moto parfaitement équilibré et très maniable se sort plutôt de cet usage à contre emploi. Il faut juste prendre garde à ses grosses fesses entre les voitures… Malheureusement, à chaque feu rouge et à très basse vitesse, les bruits mécaniques reviennent au galop, ils sont omniprésent, c’est super agaçant… Ce moteur est définitivement trop bruyant (mécaniquement parlant).

Sur la route : Comme un poison dans l’eau  
Les bruits mécaniques ont disparu (ou du moins on les entend plus).. de 2 à 5000t/m on a un moteur très linéaire avec peu d’inertie, assez peu typé « bicylindre ». Le un couple suffisant en toutes circonstances même si ce moteur me semble moins tracter que l’ancien (Normes anti-pollutions Euro 4 obligent ?). Au delà de 6000t/mn la puissance augmente fortement, les montées en régime sont très vives jusqu’à la limite de la zone rouge. Le bruit rauque de l’échappement est assez agréable.

Coté puissance pure, malgré le fait que le modèle 2017 ce soit une version libre avec théoriquement 125ch j’avoue ne pas la trouver plus puissante que la version précédente (2015) limitée à environ 110ch. Elle me semble même plus creuse en dessous de 5000t/m. Sans doute que le passage à la norme Euro 4 y est là aussi pour quelque chose. 
En 6e on prend à peu près 30km tous les 1000 tours :  

  • 3000 tm= 90km/h ,
  • 4000 tm= 120km/h,
  • 5000 tm= 150km/h.

la zone rouge est à 9000 tm… 

Autre point que je trouve regrettable sur cette GT, c’est qu’en toute logique on passe le plus clair de son temps en deca de 6000, j’aurais beaucoup apprécié un couple plus vigoureux dès 2000 tours (sauf erreur le couple max est à 6000 tm) et surtout ce supplément d’âme que savent si bien me donner mes prototypes Yamaha 525XTY et 700XTY, ce petit rien qui fait de chaque accélérations fussent t’elles modestes apportent un plaisir inouï pour les oreilles, l’échine et aussi les poils aux bras… Quitte à perdre une dizaine de cheveaux, (sur les 125 annoncés) ceux qui sont tout la haut, très perchés et que l’on utilise que très rarement au quotidien.

Embrayage : le grognard de service
Je trouvais parfait l’embrayage à sec des anciennes générations de RT, il était totalement silencieux, progressif, et efficace en toutes circonstances. Sur ce nouveau moteur BMW l’a changé pour un embrayage multidisques « aspergé » d’huile, cela ne m’aurait pas géné plus que ça si le feeling était moins bon et surtout si ce dernier n’était pas aussi bruyant à l’arrêt et à basse vitesse. Si comme sur nombres de japonaises l’embrayage baignait dans l’huile les bruits mécaniques auraient en toute logique étés bien plus limités… 

bmw-r-1200-gs-moteur

 

Boite : En net progrès sur modèle 2017
Les Moteurs boxer BMW ont toujours eu des boites bruyantes au passage de la première. Sur ce point de réels progrès ont été faits à partir du millésime 2017. Enclencher la première reste bruyant mais plus au point de faire se retourner les passants dans la rue… Une fois lancée, les autres rapports passent et rentrent sans soucis avec précision et silence.

Consommation & autonomie
Encore un bon point pour cette moto, avec ma dernière RT, ma moyenne de consommation sur les 68 000Km parcourus est de 5,4 l (Peu de ville, beaucoup de route et autoroute à allure très variable). J’aimerai faire encore moins mais c’est déjà un très bon chiffre pour une moto de ce poids et de cette cylindrée. Coté autonomie avec ses 25 litres embarqués cela laisse systématiquement 300Km de tranquillité avant de commencer à se préoccuper de savoir à quelle distance se trouve la prochaine pompe.

Conclusion, sur cette moto :

J’aime…

  • La fiabilité
  • La sécurité
  • Le parfait équilibre de la partie cycle
  • Le freinage (Puissance, feeling, endurance)
  • Le confort général
  • La protection
  • La qualité des suspenssions
  • La capacité de chargement
  • La consommation d’essence très raisonnable
  • Le Key less ride (La clé reste dans la poche)
  • La capacité au duo et confort pour le passager
  • Le tableau de bord très lisible et complet
  • La parfaite aptitude au voyage

 

j’aime pas,

  • Les 15 kilos pris par rapport au RT à refroidissement air
  • la disparition des pièces en magnésium (roues, caches culbu)…
  • L’ergonomie du tableau de bord (Trop asymétrique à mon goût)
  • Eclairage : 1 seul feu de code contre 2 sur anciennes versions

 

je déteste (et ce n’est pas peu dire)…

  • Les bruits mécaniques omniprésents de distribution et embrayage moteur chaud au ralenti et à basse vitesse (en ville sous 2500 tours).

Quelques mois et quelques dizaines de milliers de kilomètres plus tard…

J’avais écrit cet article alors que la moto avait moins de 5000km, elle en a plus de 16000 maintenant.

Lors de la révision des 10 000km, le chef d’atelier chez Bobillot Motors (paris 13), m’a proposé de remplacer sous garanti les 2 tendeurs de chaines de distribution. L’idée étant d’éradiquer les nuisances mécaniques émises par le moteur au ralenti et à très bas régime. J’ai bien compris qu’il n’y croyait que modérément, il m’a redit ce que je savais à savoir que ce moteur est mécaniquement beaucoup plus bruyant que les modèles précédents à air. Et bien ça n’a pas raté, le remplacement des tendeurs de chaines n’a eu aucun effet sur les nuissances mécaniques. 

J’ai pas mal vadrouillé cet été, la moto à donc dépassé les 16 000km, le comportement moteur s’est un peu arrondi passé 10 000km, la boite s’est encore adoucie (Réels progrès par rapport à tous les anciens modèles) par contre, coté nuisances sonores, cela ne s’est vraiment pas arrangé, après long parcours routier et quelques minutes en ville, les bruits mécaniques à basse vitesse sont encore plus présents qu’au début. Essentiellement des bruits de distribution, claquements, cliquetis et raclements en tous genres qui donnent l’impression d’entendre un moteur usé, rincé… Rien à faire,  je ne m’y habitue pas.

J’ai lu récemment (Août 2017) un article disant que BMW travaillerait sur une nouvelle version de ce moteur boxer avec distribution à diagramme variable et dont la cylindrée serait portée à 1250cc. Cela aurait pour but d’apporter plus de couple et de puissance. Très bien, pourquoi pas… Mais s’il vous plait messieurs les ingénieurs, ne perdez pas de vue le plaisir de conduite, la puissance n’est pas tout, penchez vous également sur  l’agrément de conduite (moteur plus plein dès les plus bas régimes) et réglez le problème des bruits mécaniques parasites (distribution et embrayage), vous ferez des heureux.

16 Commentaire

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Jean-Lucrépondre
novembre 02 à 09:11

Ma BMW R1200 GS de 2016 fait aussi un très désagréable bruit moteur !
GRRRRRR

Armandrépondre
octobre 27 à 01:10

Bonjour , j’ai lu vos commentaires sur la RT1200 et je suis étonné d’apprendre que le moteur est très bruyant à basse
révolution . J’ai possédé une RT1200 2007 et une 2010 . Comme j’avais des troubles électriques sur la 2010 , j’ai abandonné BMW pour une Goldwing 2013 et par la suite une V Storm 1000 2016 . Les japonaises sont très fiables , mais comme les coûts associés à deux motos ( assurances et immatriculations au Québec ) sont élevés , je songe à revenir à BMW . J’hésite entre une RT1200 2018 et une GTL 1600 2018 . 50% de mes randonnées se font avec mon épouse qui préférerait une GTL . Mais comme j’aime beaucoup le comportement de RT , je n’arrive pas à faire un choix . Que me conseillez-vous ? Merci pour vos commentaires sur les RT. Armand

Frédéric Fleuryrépondre
octobre 27 à 05:10
– En réponse à: Armand

Bonjour Armand, je me garderais bien de vous donner un conseil pour le choix de prochaine moto, la RT1200 2017 est sans doute la meilleure GT du moment, il n’empêche que je ne m’habitue pas à ses odieux bruits mécaniques à bas régime. Mais il faut de tout pour faire un monde et nombreux sont ceux pour qui ces bruits ne sont pas plus gênants que ça. La 1600 GT ne m’a jamais attiré, je n’aime ni son esthétique pataude ni son moteur. Ces derniers jours, le modèle 2018 de la 1800 Gold a été dévoilé. Bien qu’elle ne corresponde pas à mes attentes, je ne suis pas insensible à l’orientation beaucoup plus « GT » que les ingénieurs Honda lui ont donné. Je me suis pris à rêver qu’ils pourraient décliner cette nouvelle Gold en une version pure GT soulagée de toute sa partie audio et de son accastillage « cruiser », avec un réservoir un poil plus gros, un train roulant moins camionesque, et un prix qui s’approcherait une 1200 RT…
Bon choix, et bonne route !

BRUNELIERE Patrickrépondre
septembre 22 à 04:09

Bonjour Fred
J’ai pris possession de ma LC blanche toutes options en Juin 2017 et j’ai parcouru à ce jour 7500 km avec cette moto, accompagné de mon épouse et de nos bagages. Je partage énormément ton analyse sur les avantages et les défauts (bruits moteurs) de cette moto. Je dois signaler que j’ai une selle basse ou plutôt une planche devrais je dire. Avant la LC nous avions un K 1600 GT avec lequel nous avons parcouru 50000 km sans aucun souci et avant le K 16 nous avons eu 2 RT (2005 et 2008) puis 2 RT DOHC toutes avec selles basses. Nous trouvons que la LC est moins confortable sur grandes distances (entre 500 et 800 km/jour) que nos 5 autres Béhêmes. Nous ne sommes pas entièrement satisfaist du point de vue confort de cette machine et pour ma part je regrette le fabuleux moteur 6 cylindres qui est d’une souplesse redoutable et bourré de couple dès les bas régimes. De plus le GPS doit être enlevé à chaque arrêt car non verrouillable, pas pratique du tout. Coté pneus elle est équipée de PR4 et je les remplacerai par des Dunlop RS 3 qui m’ont fait 12000 km sur le K 16 débridé soit 2000 km de plus que des PR4 ou Metzeler Z8

MENARDIN richardrépondre
septembre 20 à 06:09

bon , moi qui voulait en en acheter une à partir de 2015 , je crois que je vais me tourner vers une AVANT 2015.
merci pour vos commantaires tres utile, et bonne route.

DERUDETrépondre
septembre 13 à 03:09

Bravo pour cet article complet, objectif et précis. On sent qu’il y a du vécu ! J’étais parti pour changer ma 1150 RT de 50 000 km par un modèle entre 2010 et 2015 (double ACT). Vous me confortez dans mon idée première, position confirmée par mon mécano BM local qui me parle beaucoup de couple et de plaisir. Reste à en trouver une avec des équipements fournis. C’est parti pour « Le bon coin » ! Merci encore.

Fabrice & Isabellerépondre
septembre 11 à 03:09

Bonjour,

Mon épouse et moi trépignons de prendre livraison de notre première RT prévue pour le 23 septembre; merci pour cet article fort détaillé, très objectif et pleins de tuyaux…et merci aussi pour le laïus sur les bruits parasites, ça nous empêchera de nous inquiéter le cas échéant.

Cordialement

Frédéric Fleuryrépondre
septembre 12 à 07:09
– En réponse à: Fabrice & Isabelle

Faites bons voyages…

Philipperépondre
septembre 02 à 04:09

D’accord pour le passage en 1ère, le klong n’est pas vraiment sympathique! mais c’est vraiment le seul défaut, que je lui trouve! Quelle facilité, quelle sérénité, jamais piégeuse! Je roule souvent à deux et avant (avec les autres motos » non BMW »), dans les manoeuvres dans des petits chemins, en dévers, ma femme disait « attends je descends »! Aujourd’hui je lui réponds « non, çà va aller », le poids est en bas, elle est parfaitement équilibrée. Essayez de faire un demi-tour avec une autre GT, avec madame derrière et chargé à bloc, sueur garanti! Pas avec la RT. Je l’ai (2015), je la garde. Cordialement Philippe

Franck Schwarzrépondre
août 18 à 12:08

Merci pour cet article fort bien détaillé. Et comme je partage votre point de vue concernant les « désagréments » moteur. Pour avoir roulé 17 ans au guidon d’un 1150 R que j’adorais pour son coté Bon gros bi très vivant, je dois avouer ne pas retrouver ce plaisir au guidon de la nouvelle 1200 r Lc. En effet, même si elle pousse très fort ( sans doute trop pour moi ) je trouve ce moteur bien moins vivant, attrayant que les anciens air/huile. Et bon dieu que les bruits parasites au ralenti ou à basse vitesses sont franchement dérangeants aux oreilles. Surtout les petites castagnettes entre les queues de soupapes et les poussoirs lors des reprises à bas régime. Autre mauvaise surprise, il faut bien plus jouer sur la boite, passer un rapport inférieur pour relancer ou attaquer une forte montée. Bien sur, la boite est plus souple, crémeuse, bien que l’ancienne ne m’aie jamais pris en défaut. Le passage de la première est très bruyant, je n’ai pas encore trouvé le moyen d’y remédier contrairement à l’ancienne ou un petit coup de gaz au bon moment pouvait gommer cet inconvénient. Pour info, la cartographie en mode « Rain » semble effacer certains bruits parasites mais aussi moins faire claquer la boite au passage de la première.
Encore merci pour cet article, bonne route. Franck

Frédéric Fleuryrépondre
août 18 à 12:08
– En réponse à: Franck Schwarz

Merci pour votre commentaire Franck, je me sens moins seul face mes douleurs ressenties avec ce moteur. Reste que c’est une moto fabuleuleuse par ailleurs. Quel dommage…

Pascalrépondre
juillet 16 à 02:07

Bonjour, merci pour ce comparatif très intéressant. Je possède une RT ancien modèle et envisage l’achat de la nouvelle. Je suis toutefois surpris de votre commentaire sur la boîte de l’ancienne. Je la trouve très lente, mais les rapports passent sans trop de bruit (si au bon régime). Par contre je trouve la boîte de la nouvelle carrément « pourrie » . Elle est bruyante et dure. Quand au schifter il faut l’avoir pour la revente, mais ne sert à rien à la montée des rapport, sauf si on envoie du lourd. Pour la couleur, je suis bien embêté car même si le blanc la rend un peu voyante, c’est effectivement dans cette couleur qu’elle est la plus jolie.

Thierry LAMANIrépondre
juin 26 à 06:06

Bonjour,
Merci ! je vais acheter ma première RT (d’occasion) et je cherchais des essais. Vos références régulières aux anciens modèles sont très intéressantes et instructives.
Elles me rassurent.
Bien cordialement,

Frédéric Fleuryrépondre
juin 26 à 08:06
– En réponse à: Thierry LAMANI

Merci Thierry,
Bon achat et bonne route !

Vladimirrépondre
juin 02 à 02:06

Bonjour,
Je cherchais des essais de R1200 RT 2017 et Google m’a proposé votre blog. Sympa, de très belles photos et… un sujet sur votre R1200 RT complet et détaillé. Bien mieux qu’une bonne partie de la presse moto qui se contente de faire de la promo. C’est bien.
Cordialement.

Frédéric Fleuryrépondre
juin 02 à 02:06
– En réponse à: Vladimir

Merci Vladimir pour votre commentaire et aussi pour vos suggestions en post-scriptum… 🙂

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